collection personnelle
casque anglais modèle 1943 ; fabrication ffl .
Historique
Suite à une montée en puissance de l'Allemagne Nazie, le gouvernement Anglais sortit de sa léthargie. Pendant des années, les Anglais étaient convaincus qu'une guerre était impossible entre les pays Européens, suite aux événements de 14 - 18. Mais devant la précipitation des événements d'Europe Centrale, divers programmes de réarmement furent lancés dès 1937, afin de combler le retard. Ainsi, le Département de l'Intérieur avait aussi besoin de casques pour les services de police, pompiers et défense passive. Le ministère de la guerre ne put aider cette requête à cause d'un manque de matrices, puisque celles-ci furent détruites dans l'euphorie de l'après-guerre. Pour finir, les deux ministères conclurent un accord pour financer la fabrication d'un nouveau modèle conjointement. En 1938, on avait déjà défini les caractéristiques principales du nouveau modèle de casque, qui fut adopté définitivement le 21 juin 1939.
Le casque Mk II fut utilisé tout au long de la Seconde Guerre Mondiale par l'Angleterre, certains de ses alliés et par la plupart des pays du Commonwealth. Il était présent sur tous les théâtres du conflit (Europe et Pacifique).
Bien qu'il fût considéré comme "declassified" à partir de 1943 (après l'adoption du modèle Mk III), il resta en dotation jusque dans les années 50. Entre 1939 et 1944, on estime que la Grande Bretagne a fabriqué environ 12 000 000 de casques Mk II sans compter les nombreuses fabrications des pays du Commonwealth, qui adoptèrent ce casque :
- Afrique du Sud : 2 561 223.
- Australie : 1 940 000.
- Canada : ?
- Hong Kong : 25 000.
- Inde : 632 700.
- Nouvelle Zélande : 60 000.
La coiffe est fabriquée à base de toile cirée, elle est fixée sur un cerclage en carton compressé. On retrouve sur ce cerclage un arceau en croix, formé de deux branches en carton compressé.
Au sommet de cet arceau se trouve un trou riveté qui permettra de fixer la coiffe à la coque.
Ensuite, la coiffe présente huit pièces en caoutchouc réparties sur toute la circonférence de la coiffe. Ces morceaux de caoutchouc servent à assurer un amortissement de la coque sur la coiffe en cas de choc.
Le fond du casque présente un amortisseur en mousse néopréne en forme de croix ou rond, calé entre la coiffe et le boulon de fixation.
Pour finir, la coque est formée d'une seule pièce et possède un trou en son somment pour la fixation de la coiffe. A noter aussi, la présence d'un jonc anti-magnétique autour de la coque.
La fixation de la coiffe est assurée par une vis et un écrou : Ainsi, on insère la vis dans le trou de la coque, on place la coiffe dans la coque, puis on place le tampon amortisseur en caoutchouc, et pour finir l'écrou.
On retrouve trois modèles de vis pour le casque Mk II :
- Vis de fixation Mk I : vis en laiton de 9,37 mm de long à tête circulaire de 16,25 mm de diamétre.
Un écrou classique rond reçoit la vis à l'intérieur du casque.
- Vis de fixation Mk II : La vis Mk I avait tendance à faire tourner la coiffe dans le casque, c'est donc pour cela que fait la vis Mk II fait son apparition en août 1940 et la vis Mk I est déclassée.
L'apparence est indentique à la vis Mk I, mais la tige est rallongée à 9,375 mm et est pourvu d'un écrou autobloquant "Simmonds", qui comprend une pièce de caoutchouc en son centre, l'empêchant de se desserrer.
- Vis de fixation Mk III : En 1942, la taille de cette vis sera rammenée à 10 mm et conservera son écrou "Simmonds"
Les différents modèles de jugulaire.
- La jugulaire Mark II : appelée aussi "jugulaire ressort".
Cette jugulaire est une amélioration de la jugulaire Mk I. Le modèle Mark II présente des anneaux de laiton plus petit 22.5 mm par 10 mm mais de section plus importante.
- La jugulaire Mark II A : Cette jugulaire n'est pas destinée à l'armée car les ressorts sont magnétiques. On les distingue des Mark II classiques par la lettre M ou un astérisque à l'encre noire ou à la peinture blanche.
Ces jugulaires furent montées sur des casques Mk II no 2, c'est à dire des casques de la défense passive et de la Home guard.
- La jugulaire Mark III : En 1940, il devient de plus en plus difficile de trouver des ressorts en acier pour la jugulaire Mk II, c'est alors en mars 1941 qu'apparaît une jugulaire en toile élastique destinée à être montée sur les casques Mk I et Mk II.
Cette jugulaire est pourvue à une extrémité d'un anneau en laiton pour être fixer à un des fourreau de la bombe, l'autre extrémité reçoit un boucleteau métallique pour le réglage de la longueur et fixation.
Les métallurgiste ayant assuré la fabrication de l'acier au manganèse des casques sont :
- Samuel Osborn & Co ltd (Sheffield).
- Edgard Allen & Son Ltd (Sheffield).
- Hadfields Ltd (Sheffield).
- Samuel Fox .
- Brymbo steel Co Ltd.
- Byass Ltd.